
Dans les champs, des bergers passaient la nuit pour garder leurs troupeaux. Un ange leur apparut et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux.
Une grande frayeur les saisit.
Mais l’ange les rassura :
« N’ayez pas peur! Je vous annonce une bonne nouvelle qui sera pour tout le peuple le sujet d’une très grande joie. Un Sauveur vous est né aujourd’hui dans la ville de David; c’est lui le Messie, le Seigneur. Et voici à quoi vous le reconnaîtrez : vous trouverez un nouveau-né dans ses langes et couché dans une mangeoire. »
Et tout à coup apparut, aux côtés de l’ange, une multitude d’anges qui chantaient les louanges de Dieu :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux!
Et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »
La Bible du Semeur ©2000 Luc 2:8-14
Vous avez certainement observé ces scènes de Noël où l’on y retrouve des bergers avec leurs moutons. Mais qui sont ces bergers? Que font-ils dans le récit de Noël. La Bible nous parle de ces bergers. Si vous avez une Bible sous la main, je vous invite à l’ouvrir en Luc 2 et à y lire ce récit par vous-même.
Cet article est le résumé d'un des enseignements donné à l'Église le Relais, alors que nous étudions ensemble l'évangile selon Luc dans le but de vivre émerveillés et transformés par Jésus et son amour pour nous.
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Ces bergers-là étaient des personnes qui vivaient leur petite routine. C’était des travailleurs, des fermiers, des cols bleus. Ils faisaient vivre leur famille dans une économie politico-sociale qui pouvait en faire rouspéter quelques-uns. Le texte nous dit qu’un recensement était en cours. Le César de l’époque l’avait ordonné pour toute la terre, ce qui nous laisse entrevoir l’étendue et la puissance de son règne. Une autre évidence historique vérifiable qui souligne la véracité de ce récit. Il faut se rappeler que le peuple juif, ces bergers et leurs familles, faisait partie de ceux qui vivaient sous la domination des Romains. Ces bergers-là vivaient simplement leur petite routine quotidienne dans un contexte bien réel.
Et donc, au milieu d’une de ces nuits où ils étaient occupés à travailler, survint une grande interruption. Dans le ciel noir et obscur de la nuit, un ange leur est apparu et leur a fait une annonce grandiose, mais aussi très étonnante! Il leur a annoncé une bonne nouvelle : qui se trouve être la très grande joie du ciel pour tous! Tout le peuple était concerné par cette grande joie. Pourtant ce n’était que les bergers qui l’avaient entendue.
Quelle est cette grande et bonne nouvelle; cette très grande joie du ciel pour tous? C’est la naissance et la venue du Sauveur promis. Jésus est la très grande joie du ciel. Parce qu’il est le Sauveur promis, celui désigné par Dieu, celui qui vient de Dieu, pour nous délivrer! Il est donc la très grande joie du ciel, la bonne nouvelle pour tous!
Vous savez, le Dieu Très-Haut, celui dont la Bible nous décrit, est un Dieu infiniment joyeux et heureux, d’une joie inaltérable, pure et éternelle; une joie qui n’est pas conditionnée par des événements. Sa joie se trouve en lui-même, dans qui il est, son amour, sa compassion et dans sa mission de venir nous délivrer pour que nous puissions enfin l’aimer de tout notre cœur et partager avec lui sa joie, cette joie inaltérable et éternelle.
Dieu est infiniment joyeux et heureux, d’une joie pure, inaltérable et éternelle; une joie qui n’est pas conditionnée par des événements…
Donc l’ange a rassuré les bergers et leur a dit qu’il est venu leur annoncer une bonne nouvelle, une très grande joie pour tous. Le Sauveur promis est arrivé. L’ange a aussi indiqué aux bergers où se trouvait ce merveilleux Sauveur qui est la joie du ciel. Il leur a même donné des indications très précises. « Vous allez le trouver à Bethléhem », leur a-t-il dit, « dans la ville de David », le plus grand roi d’Israël. Wow!!! L’ange a poursuivi en disant : « C’est un bébé couché dans une mangeoire, dans ses langes. Il se trouve dans une étable. » On peut imaginer la perplexité dans le visage de ces bergers. Peut-être se sont-il dit : « attends, le Sauveur promis qui est la très grande joie du ciel, est un bébé qui dort dans une mangeoire d’animaux dans une étable… quoi? »
Là, rappelons-nous du contexte géopolitique dans lequel vivaient ces bergers. César avait ordonné un recensement de tous ses habitants, le rappel que c’est lui l’homme le plus puissant de la terre. Tout le peuple était d’ailleurs en train de se faire recenser. Et au même moment que tout ça se déroulait, le Sauveur promis, la très grande joie du ciel, reposait dans une mangeoire, dans une étable parce qu’il n’y avait plus de place pour lui dans les auberges.
Ces bergers-là, des travailleurs bien pragmatiques, étaient là, sûrement perplexes devant cet ange qui venait de leur annoncer cette grande nouvelle. Et, immédiatement après avoir reçu les détails d’où se trouvait ce Sauveur promis, ces bergers se sont retrouvés éblouis par une multitude d’anges qui chantaient la très grande joie du ciel. Oui, le ciel s’est rempli d’anges et de l’écho de leur puissantes voix qui chantaient la gloire du ciel, la joie du ciel!
Quels contrastes! Un puissant César et son recensement. Des bergers. Des anges dans un ciel obscure. La joie du ciel qui éclate dans le ciel obscure de la nuit. La joie du ciel dans une mangeoire. Le point central de ce récit, l’élément marquant, c’est la très grande joie du ciel qui nous rejoint dans notre humanité. Cette joie que Dieu veut nous partager. Cette joie qui se trouve dans l’accomplissement de cette grande promesse, celle de la venue du Sauveur promis, Jésus. Celui qui vient nous réconcilier avec Dieu. Ce Dieu rempli de joie, cette joie d’être en mission pour venir nous secourir. Jésus!
Cette joie du ciel nous est étrangère… en effet, notre joie est souvent conditionnée par des événements ou limitée par un ressenti, avec ses hauts et ses bas…
Vous savez, cette joie du ciel nous est tellement étrangère. Qui pourrait imaginer toute la joie qui se trouve dans le ciel? Une joie qui n’est pas conditionnée par des événements, ou limitée par un ressenti, avec ses hauts et ses bas. Non! Une joie pure, parfaite, exaltante, éternelle. La joie de Dieu, parce que le Dieu du ciel est une personne infiniment et éternellement joyeuse. Il vit dans une joie inaltérable qui n’est pas conditionnée par des facteurs extérieurs à lui-même. Il est éternellement dans une joie infinie et inaltérable! C’est la joie du ciel. C’est la joie de Dieu. La joie qui vient de Dieu, qui appartient à Dieu et qu’il veut nous partager en venant nous secourir!
Ces bergers-là, comme nous, étaient au prise à leur petite routine. Interrompus dans leur routine, ils ont entendu et admiré pendant quelques instants la joie éternelle de Dieu, la très grande joie du ciel. Cette joie, cette bonne nouvelle, Jésus, ce Sauveur promis qui est venu nous délivrer.
Après que les anges les eurent quittés, les bergers se sont regardés les uns aux autres et se sont dit: « ok, qu’est-ce qu’on attend? il faut aller voir tout ça, il faut aller voir ce bébé! » C’est intéressant ce qui se passe ici. Ces bergers étaient pragmatiques. Ils ne se sont pas contentés d’accueillir cette nouvelle et d’en discuter entre eux. Non! À la hâte, ils sont partis voir. Ils ont confirmé que ce que l’ange leur avait annoncé était vrai. Ils ont raconté ce que l’ange leur avait annoncé à Marie. Et, ayant reconnu les faits annoncés, ce sont ces bergers qui sont partis annoncer cette nouvelle à leurs concitoyens. Ils ont partagé, à leur tour, la très grande joie du ciel, la bonne nouvelle à tout le peuple. Et, tous ceux qui les entendaient étaient dans l’étonnement. L’ange leur avait d’ailleurs dit que cette très grande joie-là était pour tout le peuple. Ils ont compris que c’était une joie à partager. En fait, cette très grande joie est tellement merveilleuse qu’elle ne peut pas être gardée pour soi. Elle nous commande, nous incite, nous pousse à la partager.
Dans tout ce contexte, le récit tourne notre attention vers des bergers qui vont jouer à quelque part le rôle de journalistes pour propager une bonne nouvelle qui a marqué le cours de l’histoire de l’humanité et qui a provoqué l’étonnement chez tous ceux qui l’ont entendu. Le texte commence avec un édit qui ordonne le recensement, il se termine par des bergers qui répandent ce que des anges leur ont annoncé pendant une nuit sombre. Et c’est cette bonne nouvelle qui a retenu l’attention et qui a provoqué l’étonnement chez ceux qui l’ont entendus!
Pouvez-vous observer avec moi dans ce récit des contrastes inattendus, même choquants ou surprenants? Si quelqu’un avait voulu inventer une histoire aussi grandiose soit celle d’un libérateur Tout-puissant qui vient délivrer des opprimés, il aurait probablement cherché à parler d’un monarque, attentionné, charmant, habile qui vient dans toute sa puissance; qui se fait exalter par ses sujets! Bien non, c’était pendant le recensement d’un puissant César, dont le règne était reconnu par tous les habitants de la terre, que le libérateur promis, la très grande joie du ciel, est né dans une étable. Pendant un moment où il n’y avait même plus de place dans les auberges. C’était aussi des bergers, de simples travailleurs impuissants sur le plan géopolitique, qui se trouvaient la nuit isolés dans des champs en campagne, ce sont eux qui ont reçu l’annonce de la joie du ciel qui vient éclairer nos ténèbres. L’ange leur a dit que c’était dans une étable que se trouvait ce Sauveur promis, parce qu’il n’y avait plus de place pour lui dans les auberges déjà occupées par tous ces voyageurs en train de se faire recenser.
Nous avons besoin d’une délivrance qui doit venir d’en dehors de notre petit monde, même d’en dehors de nous-mêmes…
C’est pour cela que la joie du ciel nous a été annoncée!
Oui, nous avons besoin d’une délivrance qui doit venir d’en dehors de notre petit monde; d’en dehors de nous-mêmes. La joie du ciel nous est étrangère jusqu’à ce qu’elle nous soit annoncée. Des anges l’ont annoncée aux bergers qui eux, à leur tour, l’ont partagée à leurs concitoyens. Elle se retrouve écrite dans la Bible pour que nous croyons, nous aussi.
Dieu est venu près de nous, parmi nous, pour nous délivrer; pour nous permettre d’accueillir la joie du ciel. Dieu a voulu prendre la forme d’un homme… un bébé. Le conquérant qui est venu nous délivrer a pris la forme humaine d’un bébé dans ses langes, dans une mangeoire, dans une étable. Dieu s’est fait homme. C’est Jésus.
Parce que Dieu a voulu compatir en toutes choses à nos faiblesses sans jamais péché, sans jamais être coupable. Il nous comprend. Il a choisi de se rendre coupable, lui qui n’a rien fait de mal, pour porter la peine de nos fautes afin de nous offrir le pardon.
Cette joie du ciel est pour nous. Jésus, ce Sauveur promis, est venu pour toi. Il est venu pour te réconcilier avec Dieu. Il est venu pour mourir sur la croix afin de porter la peine de tes fautes et t’offrir le pardon de Dieu. Tout ça est rapporté dans la Bible pour que tu crois, pour que tu acceptes par la foi que c’est pour toi que Jésus est venu, qu’il est mort pour porter la peine de tes péchés et qu’il est ressuscité pour que tu vives dans sa joie éternelle et victorieuse.
Peut-être te trouves-tu toi aussi dans cette routine où tu n’y retrouve aucune joie, sinon des joies passagères. Cette joie du ciel, Dieu te l’offre aussi à toi. Elle ne peut pas venir de toi. Tu ne peux pas la créer. Elle vient du ciel. C’est la bonne nouvelle, celle qui nous annonce que Jésus est venu pour te réconcilier avec Dieu. Oui, la joie du ciel est la bonne nouvelle la plus grandiose qui est destinée à ceux qui vivent la routine la plus plate, même à toi qui vit les pires gâchis ou tragédies. C’est en croyant en Jésus, en mettant toute ta foi en Jésus seul, que tu peux obtenir le pardon et être réconcilié avec Dieu. Arrête d’essayer de te défaire par toi-même de tes remords. Arrête d’essayer de te créer des petites joies. Tourne toi vers Jésus, lui la joie du ciel venu pour te secourir.
La joie du ciel est la joie à partager partout autour de nous!
Si tu as déjà mis ta foi en Jésus et que tu connais cette joie du ciel, si tu connais ce pardon en Jésus, alors fais comme ces bergers qui ont partagé la joie du ciel à ceux autour d’eux. La joie du ciel est la bonne nouvelle la plus grandiose à partager. Va la partager à tes amis!
Joyeux Noël à tous!
Benoit Guillot
