Épisode 004 : Libéré! Pour enfin aimer Dieu sans crainte!

Balado – épisode 4 : Cliquer pour écouter sur Spotify

La Bible dit : « Dans l’amour, il n’y a pas de place pour la crainte. Parce que l’amour véritable chasse toute crainte » (1 Jn 4:18).

Ce passage m’a profondément réconforté pendant un moment de ma vie où j’étais souvent envahi par la peur. En fait, il suit l’endroit où la Bible dit aussi que Dieu est amour et donc dans l’amour, il n’y a pas de place pour la crainte, parce que l’amour véritable chasse toute crainte.

Oui, la Bible nous enseigne à craindre Dieu, parce que Dieu est saint et juste. Et il s’agit d’une crainte révérencielle envers lui. Une réponse de notre coeur devant sa magnificence, sa gloire et sa sainteté.

Mais, plusieurs fois aussi la Bible nous répète : Ne crains pas. Dieu sait que nous sommes souvent troublés par des craintes. Et il veut nous en délivrer. Quelles sont ces craintes? Peut-être s’agit-il de la crainte de ce que les autres pensent de nous. De la crainte de perdre quelque chose qui nous est chère. De la crainte de souffrir. Celle d’être rejeté. D’être puni. Ou encore, de la crainte de mourir. Il s’agit de craintes qui nous asservissent qui contrôlent notre façon de vivre. C’est de ces craintes-là que nous avons besoin d’être délivrés pour pouvoir aimer Dieu librement de tout notre coeur.

Cet article est le résumé d'un des enseignements donné à l'Église le Relais, alors que nous étudions ensemble l'évangile selon Luc dans le but de vivre émerveillés et transformés par Jésus et son amour pour nous.

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C’est ce que ce prêtre Zacharie a réalisé un jour… Après avoir passé 9 mois sans avoir été capable de parler, il a enfin retrouvé la parole. Et ce qu’il a exprimé est percutant! Vous pouvez aller lire ce récit par vous-mêmes en Luc 1:57-80.

C’était une coutume chez les Juifs, huit jours après la naissance d’un garçon, de le circoncire, en rappel de l’alliance que Dieu avait fait avec leurs ancêtres. Cette alliance-là exprimait un engagement entre Dieu et la nation d’Israël, où Dieu (d’un côté) a pris l’engagement d’être leur Dieu pour toujours et leur a fait des promesses (Gen 17:7). De l’autre côté, Dieu a demandé à son peuple de l’aimer de tout leur cœur. Finalement, par cet engagement entre Dieu et Israël, Dieu voulait faire briller sa gloire, sa compassion, sa miséricorde et son amour envers tous les habitants de la terre! La façon de confirmer sa décision de prendre part à cet engagement (cette alliance) était, pour les garçons, en se faisant circoncire. Donc, Zacharie et Elisabeth ont agi selon les termes de cette alliance en faisant circoncire leur bébé-garçon.

C’était aussi la coutume, pendant cette fête, de nommer l’enfant d’après le nom d’un proche parent. Peut-être pour honorer un proche ou même pour perpétuer l’héritage ou la tradition familiale.

Donc, selon ce récit, on se retrouve maintenant 8 jours après la naissance du fils de Zacharie et Élisabeth. Le prêtre Zacharie était encore muet. C’était le moment d’une grande fête où étaient rassemblés les voisins, les amis et la parenté de Zacharie et de sa femme Élisabeth, tous réunis pour se réjouir de la bonté de Dieu du fait que ce couple âgé a maintenant un fils. Pendant cette fête, c’était aussi le moment de donner un nom à l’enfant. Or, en guise d’honneur envers Zacharie qui était un vieillard et qui venait d’avoir un fils, les conviés ont suggéré de nommer l’enfant Zacharie, du nom de son père.

Mais Élisabeth, sa femme, s’est objectée. Elle a plutôt proposé de l’appeler du nom de Jean, selon les instructions que l’ange avait données à son mari 9 mois plus tôt, au moment où Zacharie avait été incrédule et était devenu muet. Alors, ceux qui étaient là se sont tournés vers Zacharie, le papa… ils lui ont même fait des signes (ce qui nous laisse penser que Zacharie était non seulement muet, mais aussi sourd) et ils lui ont demandé : “Toi, comment veux-tu appeler ton garçon?” Zacharie n’était pas capable de parler. Il a demandé des tablettes pour écrire et il a écrit : “Jean est son nom”. Aussitôt, sa langue s’est déliée et il a retrouvé la parole. Encore une fois, toute une foule a été témoin de ça.

Maintenant Zacharie peut ENFIN parler. Il peut finalement annoncer la bonne nouvelle qu’il avait reçu de l’ange 9 mois plus tôt. Il s’est alors exprimé et exclamé. Il a affirmé son émerveillement devant ce que Dieu était en train de faire. 

Zacharie a bien simplement dit ceci : « Dieu vient nous rendre visite! Oh, ce Dieu rempli de miséricorde qui tient ses promesses. » Et là, il a fait référence à l’alliance. Souvenons-nous que tout ça se déroulait pendant le moment où son fils se faisait circoncir, symbole de l’alliance que Dieu avait fait avec son peuple. L’alliance dans laquelle Dieu avait pris un engagement avec son peuple et avait faitdes promesses.

Et regardez la promesse. Zacharie a dit : « Dieu nous envoie un puissant Sauveur, Jésus, qui vient nous délivrer de nos ennemis afin que nous le servions sans crainte » (Luc 1:74). Voilà ce qui se passait dans les mots de Zacharie. Dieu est venu nous rendre visite, fidèle aux promesses qu’il a fait (les promesses de son alliance) et il est venu nous délivrer afin que nous puissions le servir sans crainte.

J’aimerais qu’on s’attarde à ça ici quelques instants.

Zacharie avait compris son besoin d’être délivré. On peut essayer d’entrevoir ce qui l’avait empêché de croire l’ange 9 mois plus tôt. Peut-être que Zacharie a identifié certaines de ses craintes. En fait, Zacharie s’est inclus avec ses compatriotes en affirmant avoir besoin d’être délivré de ses ennemis. Et il semble que ces ennemis-là l’empêchaient de servir Dieu sans crainte.

Nous servons ce que nous pensons avoir le pouvoir de nous libérer de nos craintes et de nous rendre heureux…

Plusieurs nations avaient des ennemis. Israël avait aussi ses ennemis. C’était le contexte politique de l’époque. Mais, dans ce qu’affirme ici Zacharie, il y a une réalité bien plus grande que celle d’avoir des ennemis politiques et d’en être délivrés. Derrière ces ennemis-là se dissimule la notion de crainte.

C’est dans la dynamique de la crainte que nous nous retrouvons asservis et pris dans le piège de l’idolâtrie. Nous servons ce que nous pensons avoir le pouvoir de nous libérer de nos craintes. Et c’est là qu’on réalise que nos craintes nous asservissent.

Permettez-moi de vous expliquer un peu cette dynamique. Autour d’Israël, il y avait des nations idolâtres (et l’idolâtrie s’était même retrouvée parmi la nation d’Israël). Ces nations-là par exemple croyaient qu’en se mortifiant pour tenter de plaire à l’une quelconque de leurs divinités, ils pouvaient obtenir certaines faveurs, par exemple obtenir plus de pluie pour leur récolte. Certaines nations allaient même jusqu’à pratiquer des atrocités terribles, en espérant impressionner ou satisfaire ces divinités imaginaires et capricieuses. Ces habitants pensaient bien que si ces divinités imaginaires étaient satisfaites, ils pourraient gagner certaines faveurs. Ces gestes extrêmement opprimants et répugnants (mais souvent sincères) ont exercé leur influence sur la nation d’Israël au point où elle aussi s’est mise à agir dans la même dynamique. Finalement, en tentant de gagner la faveur de ces divinités, ces nations-là et leurs habitants se sont mis à vivre dans la crainte et dans l’asservissement. Ils se sont trouvés asservis à des divinités imaginaires et capricieuses sans jamais être certains de pouvoir les satisfaire. Ils vivaient dans la crainte! En plus de tout ça, ces nations-là se faisaient la guerre et dominaient leurs ennemis en pensant justement que leurs divinités étaient plus fortes que celles de leurs ennemis. Ou plutôt, qu’ils avaient réussi à mieux les satisfaire. La dynamique est celle-ci : Nous servons ce que nous pensons avoir le pouvoir de nous libérer de nos craintes et de nous rendre heureux.

Un coeur idolâtre n’est pas seulement celui qui se courbe devant une sculpture, mais celui qui se voue à ce qu’il croit avoir le pouvoir de le rendre heureux!

Dans un tel contexte, l’asservissement était terrible. Et les craintes étaient tout aussi asservissantes. Mais vous voyez, l’asservissement allait bien au-delà d’un asservissement politique. L’idolâtrie était la cause de ce grand mal. Parce qu’un cœur idolâtre n’est pas celui qui se prosterne devant une sculpture. Un cœur idolâtre est celui qui sert ce qu’il pense avoir le pouvoir de le libérer de ses craintes et de le rendre heureux!

D’une certaine façon, nous sommes aussi aux prises avec cette même dynamique d’idolâtrie et nous nous trouvons souvent asservis aux craintes qui en découlent. Oui, nous avons aussi besoin d’être délivrés de ce grand mal qui se trouve en nous. Ce mal qui nous amène à essayer d’obtenir le bonheur, ou même de gagner l’amour et le pardon par nos propres efforts et en sécurisant ce petit bonheur-là par nous-mêmes. Cette mécanique du cœur nous fait sombrer dans la crainte, parce que nous ne saurons jamais si nous avons réussi à faire suffisamment pour obtenir le bonheur convoité. Surtout, qu’on sait très bien qu’on peut perdre à tout moment ce qui nous rend heureux aujourd’hui. C’est la mécanique d’un cœur idolâtre qui finalement vit dans la crainte.

Nous pouvons servir notre brillante carrière parce que nous croyons qu’elle a le pouvoir de nous rendre heureux et de nous libérer de la crainte d’avoir une réputation minable ou de nous libérer de la crainte de manquer d’argent. Nous pouvons servir notre cercle social parce que nous croyons qu’il a le pouvoir de nous rendre heureux et de nous libérer de la crainte du rejet ou de la solitude, etc.

Maintenant, revenons à ce que Zacharie a affirmé, ce prêtre qui a douté. Il a dit : « Dieu vient nous rendre visite! Oh, ce Dieu rempli de miséricorde qui tient ses promesses. Celle de nous envoyer un puissant Sauveur, Jésus, Dieu fait homme. Il vient nous délivrer afin que nous le servions sans crainte. »

Dieu connaît nos craintes. Il connaît également la dynamique de nos cœurs où nous nous asservissons à ce que nous pensons avoir le pouvoir de nous libérer de nos craintes. Pourtant, cet asservissement ne fait qu’accentuer nos craintes et nous empêche ultimement d’aimer Dieu librement de tout notre cœur. Cette dynamique de nos cœurs nous empêche de trouver notre joie et notre entière satisfaction à aimer Dieu. Pourtant, c’est en aimant Dieu, en se sachant aimé de lui, que nous nous trouvons libérés de toutes craintes. Le problème c’est que nous ne sommes pas capables d’aimer Dieu de tout notre cœur. Nous ne sommes pas capables de le servir sans crainte. Nous avons besoin d’être délivrés de nos craintes et de cette dynamique dans notre cœur où nous nous asservissons à ce que nous pensons avoir le pouvoir de nous rendre heureux.

Mais le seul vrai Dieu n’est pas comme ces idoles qu’on se fabrique. Ces idoles capricieuses. Ces conceptions idolâtre des divinités qui trouvent leur source dans cette mécanique tordue du cœur humain : « Si je fais ceci, je vais obtenir le bonheur ». Non, Dieu est une personne qui fait des promesses. Il est Tout-puissant pour tenir ses promesses. Il prend sur lui le fardeau de venir nous délivrer. Il donne généreusement.

Cette délivrance se trouve dans ce geste d’amour infini du Dieu créateur de l’univers, où il est venu. Il a pris la forme d’un homme pour vivre comme un homme, c’est Jésus. Finalement pour mourir sur la croix afin de porter la peine de nos fautes, de sorte que quiconque croit en Jésus, trouve le pardon de Dieu. Quiconque accepte par la foi que c’est pour lui que Jésus est mort est réconcilié avec Dieu. Cette personne trouve le bonheur et la joie en Dieu. Une joie qui ne peut pas être gagnée, Une joie qui ne peut pas se perdre parce qu’elle se trouve dans le Dieu Tout-Puissant qui nous aime et qui fait des promesses. Cette joie est plus grande que tous ces petits bonheurs qu’on tente d’obtenir ou de sécuriser par ses propres efforts. Cette joie-là se trouve dans l’amour de Dieu.

Selon le récit que nous considérons ensemble dans l’évangile selon Luc, Jésus est sur le point de naître. La grande promesse est sur le point de s’accomplir.

Oui, ce Sauveur promis, le Dieu Tout-Puissant, est venu pour nous délivrer afin que nous servions Dieu sans crainte, pleinement rassurés, guéris et pardonnés par son amour; réconciliés avec lui. La Bible nous dit que ce grand cadeau, nous le recevons seulement par la foi en Jésus.

Peut-être te sens-tu asservies à des craintes?  Peut-être est-ce la crainte de ce que les autres pensent de toi? Ou la crainte d’être rejeté et là tu essaies de gagner l’amour ou l’admiration des autres? Peut-être est-ce la crainte de manquer d’argent et là tu es poussé à vivre pour ton argent et cette obsession gouverne ta vie? Peut-être que tu ne pratiques pas de rituels devant une sculpture et tu ne te penses pas idolâtre. Mais tu es peut-être tout aussi asservi à ce que tu penses avoir le pouvoir de te rendre heureux. Cet asservissement te conduit dans la crainte, parce que… comment sais-tu que cette chose-là peut vraiment te rendre heureux? Que tu ne la perdras pas?

Peut-être que finalement la plus grande crainte est celle de savoir que tu es coupable de ne pas aimer Dieu de tout ton cœur. Cette crainte qui est souvent associée avec celle de mourir, celle de rencontrer ton créateur? Peut-être prends-tu sur toi le fardeau d’essayer d’être en bon terme avec le Dieu Tout-Puissant que tu sais ne pas avoir aimé de tout ton cœur. Tes efforts à te défaire de cette culpabilité se trouvent être un fardeau asservissant. 

Dieu n’est pas un dieu capricieux, qu’il faut tenter de plaire comme s’il était possible de gagner son amour et son pardon afin de ne plus être trouvés coupables. Il n’est pas possible de gagner son ciel, d’être réconcilié avec Dieu par nos propres efforts. Non, Dieu est le seul vrai Dieu, celui qui fait des promesses. Celle de venir nous délivrer.

Jésus est venu porter la peine de nos fautes pour nous réconcilier avec Dieu. Jésus est venu pour nous délivrer de notre condamnation éternelle. Parce que Dieu est amour. C’est pourquoi Jésus est venu comme promis par Dieu. Voilà pourquoi la Bible dit : dans l’amour, il n’y a pas de place pour la crainte. Parce que l’amour véritable chasse toute crainte. 

J’aimerais t’inviter dès maintenant à croire en Jésus, à embrasser par la foi son amour pour toi, à accepter simplement par la foi que c’est pour toi que Jésus est venu, qu’il est mort et qu’il est ressuscité. Il a accompli tout ça pour te pardonner et te délivrer de toutes craintes pour te rendre capable de trouver cette joie inexprimable dans l’amour que Dieu a pour toi, dans son pardon et dans ses promesses pour toi.

Ce livre « Les idoles du coeur » m’a aidé à comprendre cette dynamique de la crainte et des idoles secrètes qu’on se fabriquent et auxquelles on s’asservit.

J’aimerais vous encourager à lire le livre de Tim Keller, intitulé “Les idoles du coeur”. Ce livre  m’a beaucoup aidé à comprendre cette dynamique de la crainte et des idoles secrètes qu’on se fabrique si facilement et qui nous asservissent. Ce livre est disponible auprès de Publications chrétiennes au Québec.

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