
Ça me touche personnellement de découvrir, en lisant la Bible, que Dieu a un coeur tourné vers les faibles, les démunis, les personnes qui pourraient se décrire comme des « petits » ou des « fragiles ».
Si vous êtes familier avec le récit de la naissance de Jésus, vous avez certainement entendu parler de Marie, souvent appelée “la vierge Marie”. La Bible nous dit que Jésus est né d’une naissance miraculeuse. Le fait que Marie ait porté Jésus a amené certains à la vénérer en l’appelant mère de Dieu. De par sa nature, Dieu est éternel. Il existe depuis toujours et éternellement, sans commencement ni fin. Donc, Marie n’a pas donné naissance à une nouvelle divinité, puisque Dieu est éternel. Et elle n’est pas non plus devenue une divinité. Marie a donné naissance à Jésus, Dieu qui a choisi de devenir homme. Et c’est effectivement une grande faveur qu’elle a reçue de Dieu. Et savez-vous comment Marie a réagi à tout ça?
Savez-vous que lorsqu’elle a reçu l’annonce qu’elle deviendra enceinte de Jésus, elle a été profondément surprise, même troublée, confuse? Un peu comme si elle se posait la question : Pourquoi moi? Pour finalement dire : qu’il soit fait comme Dieu dit et admirer la compassion de Dieu pour elle.
Cet article est le résumé d'un des enseignements donné à l'Église le Relais, alors que nous étudions ensemble l'évangile selon Luc dans le but de vivre émerveillés et transformés par Jésus et son amour pour nous.
Abonnez-vous pour écouter le Balado "Connais-tu Jésus?"
Connais-tu Jésus sur Spotify
Connais-tu Jésus sur Podcasts
Connais-tu Jésus sur Pocket Casts
Connais-tu Jésus sur YouTube-Podcasts
C’est en croyant ce que Dieu dit que nous embrassons son immense bonté envers nous. C’est lorsque nous croyons Dieu que nous devenons émerveillé par qui il est. C’est ça qu’a fait Marie. Elle a cru et elle a admiré la compassion de Dieu pour elle. Elle a admiré la délivrance qui vient de Dieu. C’est ce que la Bible nous invite aussi à faire!
Et c’est ce que nous allons considérer ensemble dans cet épisode. Vous pouvez y lire le récit en Luc 1:26-56.
C’est là qu’on nous raconte que l’ange Gabriel a été envoyé par Dieu à quelque part dans une des villes de la Galilée, appelé Nazareth. Luc a dû préciser où se trouvait cette petite ville-là : dans la province de Galilée, parce que Nazareth était une petite ville sans vraiment une grande prestance. Même qu’un de ceux qui a choisi de suivre Jésus s’est exclamé : Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon? C’est où ça, Nazareth? Qui y qui vit là? Qu’est-ce qui se passe là? Rien d’important.
C’est à Nazareth que Marie vivait. Une jeune femme qui était sur le point de se marier avec un homme nommé Joseph. Une jeune femme sans grande prétention.
Pourquoi moi…?
Lorsque l’ange est apparu à Marie, il l’a salué en lui disant : “Réjouis-toi, toi à qui Dieu a accordé sa faveur : le Seigneur est avec toi.” En entendant cette salutation-là, Marie s’est trouvée très perplexe, confuse et profondément surprise. Un peu comme si elle se disait : “Pourquoi moi? Je suis une femme bien ordinaire venant d’un petit village sans grande importance. »
Le point ici est que Dieu se tourne vers des personnes sans grande prétention pour faire briller sa grâce! Des personnes qui, lorsqu’elles découvrent la grâce de Dieu, se posent même la question : Pourquoi moi?
Et donc, Marie était perplexe. Et l’ange lui a dit : « N’aie pas peur, Marie, car Dieu t’a accordé sa faveur. » Il lui a répété une deuxième fois que Dieu lui accorde sa grâce. Il a poursuivi en lui disant qu’elle deviendra enceinte d’un fils qu’elle nommera Jésus. Et l’ange a pris soin de lui dire que ce bébé-là est Dieu, qu’il vient de Dieu. Jésus est en fait le fils du Très-Haut, celui qui règnera pour toujours en faisant référence au règne de David, c’est-à-dire un règne caractérisé par la justice et la paix éternelle! Marie savait que cette annonce se trouvait être la réalisation d’une grande promesse, soit la venue du Sauveur promis. Une promesse qu’elle et ses concitoyens attendaient.
Il faut aussi se rappeler du roi David. Il était le plus petit de ses frères. Celui que son père avait laissé dehors pour garder les moutons pensant qu’il était trop jeune, peut-être même trop insignifiant pour être désigné roi par le prophète Samuel. Pourtant, c’était lui que Dieu avait choisi. David qui était même reconnu historiquement comme le plus grand roi de la nation d’Israël, celui même qui a donné naissance à Salomon. Le point ici est simple : c’est dans la nature de Dieu de se tourner vers des personnes sans grande importance pour faire briller sa bonté.
Donc, l’ange a dit à Marie qu’elle sera enceinte et que son bébé sera ce Sauveur promis.
Et là, Marie a posé une question à l’ange : « Comment cela va-t-il arriver? » Marie n’était pas encore mariée et elle n’avait pas commencé sa vie intime avec Joseph. Et donc l’ange lui a dit : « ton enfant va naître sous une intervention divine par la puissance miraculeuse de Dieu. Parce que ton enfant est Dieu. Il vient de Dieu. »
Et là, imaginons le coeur de Marie… Pourquoi moi? C’était très certainement la question présente dans ses pensées. Elle, qui était en train d’assembler toutes ces informations-là dans son coeur… émerveillée que la promesse de la venue du Sauveur était en train de se réaliser.
Elle est parti rapidement voir sa parente, Élisabeth. L’ange lui avait dit que Élisabeth était aussi enceinte, même dans son 6ième mois. Marie, qui savait qu’Élisabeth était très âgée, réalisait bien que quelque chose de merveilleux était en train de se passer.
Lorsque Marie est arrivée chez Élisabeth, au moment même où elle a franchi le seuil de porte et qu’elle a salué Élisabeth, le bébé d’Élisabeth s’est tourné dans son ventre et a donné des coups. Un peu comme si lui aussi vivait sa joie! Et Élisabeth a regardé Marie et lui a exprimé son émerveillement en disant : « Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne me visiter? » Marie était toute jeune d’un village sans grande importance. Élisabeth, elle, était la femme d’un prêtre. Mais c’était comme si là Élisabeth aussi se posait sensiblement la même question : “Pourquoi moi?” et Marie aussi : “Pourquoi moi? Quelque chose de grand dans l’histoire de l’humanité était en train de se passer. Et, ces deux femmes-là le réalisaient bien. Élisabeth, ridée, enceinte l’observait. Marie, toute jeune, provenant d’un village sans grande prestance le réalisait tout aussi.
Elisabeth a dit ceci à Marie : Tu es heureuse, toi qui as cru à l’accomplissement de ce que le Seigneur t’a annoncé. (Luc 1:45). Élisabeth a souligné la foi de Marie, elle, qui a reconnu que les promesses de Dieu étaient en train de s’accomplir. Le Sauveur promis était sur le point de naître.
Et c’est là que Marie s’est exclamée et s’est mise à chanter. Son chant exprimait la beauté de son coeur en proclamant l’infinie bonté du coeur de Dieu.
Dieu, tel que révélé dans la Bible, est constamment tourné vers les humbles, les faibles, les démunis, les gens sans grande prétention…
En chantant, Marie contemplait la puissance de Dieu et son coeur compatissant. Elle a dit : « Dieu est Tout-Puissant, Il est grand! Il est aussi rempli de compassion! » Elle a contemplé la beauté du coeur de Dieu. Ce Dieu Tout-Puissant constamment tourné vers les humbles, les faibles, les gens sans histoire, ceux qui sont affamés, les pauvres! Oui, c’est comme ça que Dieu est. Et Marie contemple la beauté du coeur de Dieu.
Et, pour Marie c’était bien personnelle. Elle savait que Jésus, ce Dieu Sauveur, venait pour secourir les pécheurs (faibles, humbles, affamés…). Elle a pris ça d’une façon bien personnelle. D’ailleurs, elle a commencé son chant en disant : “Mon âme se réjouit en Dieu MON Sauveur!!! Oui, Dieu est mon Sauveur!!! » C’est d’ailleurs le sens du nom Jésus, Dieu sauve.
La Bible nous dit que Jésus est Dieu. Dieu est devenu homme pour accomplir une mission spéciale en notre faveur. Il est venu vivre notre vie pour compatir à nos faiblesses, même mourir pour porter la peine de nos fautes et pour donner le pardon à ceux qui croient en lui.
Marie a reconnu son besoin d’être délivrée…
Marie n’a jamais prétendue avoir une nature divine. Ni même d’être capable de gagner son ciel ou de se sauver elle-même. Elle a plutôt reconnu son besoin de délivrance. Elle s’est émerveillé devant la bonté de Dieu, en appelant Dieu SON Sauveur. Elle était émerveillée devant la grandeur de la compassion de Dieu. Simplement parce qu’elle a reconnu que le Dieu Tout-Puissant et rempli de compassion avait fait pour ELLE de grandes choses. C’est exactement ce qu’elle a dit : “Je suis émerveillé devant la bonté de Dieu, parce que le Tout-Puissant a fait pour MOI de grandes choses”.
Oui, Marie était une jeune femme sans grande prétention, peut-être même inconnue jusqu’au moment où elle a porté Jésus. Peut-être même avec une réputation questionnable du fait qu’elle était enceinte sans être encore mariée. Elle qui venait d’un village sans grande réputation. Mais elle a reconnu la grande bonté de Dieu qui venait pour la secourir. Elle a reconnu l’immense compassion de ce Dieu Tout-Puissant qui est venu pour elle. Et elle a cru à l’accomplissement des promesses de Dieu. Ce Dieu qui a un coeur tourné vers ceux qui sont simples, pauvres, affamés et faibles.
Oui, Dieu est venu nous visiter pour nous secourir. Par Marie, Jésus, le Dieu-Sauveur, est venu vivre notre vie et mourir sur la croix pour donner le pardon de Dieu à tous ceux qui croient en lui.
Tu peux, toi aussi, prendre ça d’une façon bien personnelle!
Toi, aussi tu peux prendre ça d’une façon bien personnelle… C’est aussi pour toi que Dieu est venu pour te secourir, toi, comme pour moi aussi!
Et là, peut-être te pose tu la même sorte de question que Marie : « Pourquoi moi? »
Peut-être que toi aussi, tu considères ta vie. Tu la vois sans grande importance. Peut-être même souvent ignorée. Tu ne viens peut-être pas de parents de grande réputation. Peut-être même considères-tu ta vie comme un gâchis. Tu te sens vide. Si on utilise d’autres termes, c’est comme si ton âme est faible, pauvre, affamé de quelque chose sans même savoir de quoi. Oui, Dieu est venu pour toi. Parce que Dieu a un coeur tourné vers les pauvres, comme toi, comme moi. Et seul Dieu peut nous donner ce que nous avons le plus besoin : son amour, une vie touchée et transformée par sa compassion et son pardon.
En fait, Jésus a même dit ceci : Je ne suis pas venu sauver des justes, mais des pécheurs. Jésus n’est pas venu pour les personnes qui se pensent importantes, mais pour celles qui voient leur grand besoin d’être pardonnés, d’être délivrés, d’être transformées. Ailleurs, la Bible dit : “Alors que nous étions encore sans force, Christ est mort pour des impies.”
Nul part dans la Bible, nous retrouvons une instruction d’adorer Marie ou de la vénérer. Au contraire, la Bible souligne la foi de Marie qui elle aussi a cru en Dieu son Sauveur parce qu’Il a fait pour elle de grandes choses. Les mêmes choses que Dieu a aussi faites pour toi : soit d’être venu, d’être mort sur la croix pour porter la peine de nos fautes afin qu’en croyant en Jésus, nous puissions obtenir son pardon.
Vous voyez, dans tout ce récit (Luc 1:26-56), la personne qui est merveilleuse et adorée, c’est Dieu à cause de sa bonté. Parce qu’il est Tout-Puissant et qu’il est tourné vers ceux qui sont humbles et qui ont besoin de lui. Ce qui est souligné chez Marie, c’est sa foi. Oui, elle a cru ce Dieu Tout-Puissant et rempli de compassion pour elle.
Maintenant, ça veut dire quoi de croire, de croire Dieu, de croire en Dieu? Croire, ce n’est pas une expérience mystique et même superstitieuse où quelqu’un s’efforce de visualiser ou contempler quelque chose pour qu’elle arrive. Ce n’est pas ça de croire. Croire, c’est premièrement se tourner vers Dieu. Il est Tout-Puissant. Il est rempli de compassion. Lorsqu’il fait une promesse, elle s’accomplit. Parce qu’il est Dieu. Croire c’est premièrement se tourner vers Dieu.
Croire Dieu, c’est aussi de connaître ses promesses. C’est dans la Bible que l’on découvre qui est Dieu. C’est dans la Bible que l’on découvre aussi les promesses qu’il nous fait.
Croire Dieu, c’est finalement s’approprier personnellement les promesses que Dieu fait à ceux qui croient. C’est d’embrasser la bonté de Dieu pour soi-même.
C’est la même invitation pour toi et moi. En fait, l’instruction répétée de la Bible n’est pas de prier Marie ou de la vénérer. L’instruction répétée de la Bible est de croire Dieu comme Marie a aussi cru. Et, comme Dieu l’avait promis, il est venu pour nous délivrer. Jésus est né. Il a vécu une vie parfaite, sans commettre de faute. Il est finalement mort pour porter la peine de nos fautes et il est ressuscité.
Ça me rappelle ceci : La Bible dit que Jésus après être ressuscité s’est montré vivant à ses disciples. Et Jésus a pris soin de laisser Thomas toucher ses mains percées. Jésus lui a dit : « Thomas, place ton doigt ici, vois mes mains; avance ta main et mets-la dans mon côté. Ne sois donc pas incrédule, mais crois. » Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu! » « Parce que tu m’as vu, tu crois! » lui dit Jésus. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jn 20:27–29).
Heureux ceux qui croient sans avoir vu! Ça ressemble à ce que Élisabeth a dit à Marie : « Tu es heureuse, toi qui a cru. » Ici, Jésus dit à Thomas : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Ça peut être toi, si tu choisi de croire. C’est moi. À nous, la Bible dit : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ».
Ce que la Bible dit est vrai aussi pour toi : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. Ne sois pas incrédule, mais crois. » Et si tu te poses la question : « Pourquoi moi? », c’est que déjà ton coeur commence à être émerveillé par la compassion et la grâce de Dieu. Parce que Dieu a un coeur tourné vers ceux qui ont besoin de lui.
